Neurone.

15 juin 2009

Publications #4.

C'est ridicule d'en faire un article parce que j'ai écrit beaucoup plus depuis, et surtout beaucoup mieux dans les pages des deux magazines. Mais j'aime bien voir cette progression parce qu'il y a quand même eu un moment où j'ai décidé d'arrêter tout ça un temps, pour y revenir, dans l'espoir de plus d'assurance.


MGMT - Oracular Spectacular


Hercules & Love Affair - Hercules & Love Affair
Diskjokke - Stayin In


Joakim - My Best remixes


Arthur Russell - Love is overtaking me


Fever Ray - Fever Ray


Moderat - Moderat
Mondkopf - Galaxy of nowhere

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07 mai 2008

Si tu veux me parler, cherche le mec qui fume des buzzes fantôme à l'arrière du social club

Franchement, je trouve dommage que pharrell n'écrive plus sur la musique ou des trucs comme un paquet de zanimo, parce qu'il le faisait bien quand même en 2005, et qu'à côté je suis un putain d'opportuniste qui n'avait jamais entendu parlé de kitsuné à l'heure où je faisais des mash-ups (que je trouve pas mal, après coup) comme le toucher rectal (j'avais piqué toutes les tracks sur hypem dans la journée, d'ailleurs c'est comme ça que j'ai découvert lindström, tiens). Mais j'ai plus envie de les diffuser, d'ailleurs ça m'a soûlé, la volume 3 c'était de la récup et j'ai un peu honte là d'ailleurs, je ne sais toujours pas faire la différence entre de la house et de la techno quand bien même je dois écrire des chroniques maxis sur Alland Byallo, Jahcoozi ou des trucs dans le genre.

Non je me sens un peu bizarre, là mais ça doit être la cigarette (ou la fatigue, tu coches, c'est au choix). Et pis, j'ai plus envie de faire suivre des liens vers mes propres chroniques, c'est à n'en pas finir cette histoire, je sais pas combien de temps ça va me prendre de comprendre comment ça marche ableton live et Reason, le truc c'est qu'il fautq ue je m'achète un clavier et je fais semblant de connaître les marques comme o.lamm mais en fait, wiki, ça m'aide bien alors que je ne connais rien, et je serais bien incapable d'en jouer vu mes connaissances très limitées en matière de solfège. Bon, très bientôt, je promets, un autre mix avec de gros morceaux de dj rolando et yves larock dedans, rien que pour toi public.

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12 mars 2008

Unpublished #3.

Téllier

Sébastien Téllier - Sexuality

Comme si la néo french touch était chronologiquement parametrée pour reproduire à l'identique la progression de son courant aîné, nous parvient 10 ans plus tard un Moon Safari nouveau : comprendre disque de lover, idéal pour faire l'amour, avec pour sublimes décors des synthés vintage dérobés à l'esthètique porno-chic du Marc Dorcel des 80's. Nuance toutefois : quand Air avait la pudeur de ne jamais mettre en scène aucun de ses deux producteurs, le performer Sébastien Tellier investit pleinement son disque jusqu'à systématiquement poser son sexe au premier plan. Il offre ainsi parfois, il est vrai, quelques scènes osées et inspirées au spectateur : ci un hommage à Dennis Wilson du plus bel apparat (Divine), là un beat langoureux pour soutenir une déclaration émue (Elle), ou cette parade finale resplendissante de grandeur triste (L'Amour et la Violence), toutes impeccablement saisies par un producteur démiurge, virtuose des reverb et flangers (Guy-Man des Daft Punk, bien sûr). Trop souvent cependant, l'auditeur assiste à une grande partouze dont il est tenu à l'écart (entendre ces gémissements irréels de Sébastien et sa copine), faute d'espace musical pour pouvoir exprimer sa propre sexualité. Triste comme un film de cul.

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21 décembre 2007

2007

Pixel_Art
Neurone - 2007

Sascha Funke - Mango
Efdemin - Acid Bells
Maxime Dangles - Strawberry
Booka Shade - Unhealthy Pleasures
Synclair - The Way Home
Gui Boratto - Mr Decay (Robert Babicz Universum Remix)
Sennh - I Am With You
Maxime Dangles - Manyflexy
James Holden - A Break In The Clouds
Plastikman - Spastik (Dubfire Rework)
Ricardo Villalobos - Andruic
We Can Do It! - The Ghost In The Shell
False - Timing
Dominik Eulberg - Libellenwellen

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27 septembre 2007

Unpublished #2.

MIA
Modeselektor
- Happy Birthday!
MIA - Kala

Moi, je ne crois plus aux albums, aux compositions originales, ni même au droit d’auteur, et ce depuis que la musique a perdu toute valeur économique – foutant par la même occasion les jetons aux gouvernements de droite, qui ne trouvent toujours pas solution à la crise traversée par l’industrie musicale, pour qui peer2peer signifie attentat, et sampler, l’infini à portée de terroriste. Faut dire que la propriété intellectuelle, ça plaisait à beaucoup de monde : on peut asseoir un business model dessus et même fournir une excuse aux artistes pour se faire de la maille avec un bien non marchand. Seulement la démocratisation du son l’a emporté, tout le monde peut désormais télécharger gratuitement, et tout aussi bien écrire de la musique grâce à l’échantillonnage, à commencer par cet extérieur qu’ont toujours méprisé les majors, jusqu’à le faire jouer au caniche à la Star’Ac. La musique gratuite, c’est très bien : détachée de sa valeur monétaire, on va enfin pouvoir entendre la vraie musique du monde et assister au spectacle, au vrai, du clash des civilisations. Là, maintenant, deux disques (Kala, Happy Birthday!) pour jouer à pile ou face, essuyer les vyniles, envoyer la boucle et débiter leurs flots violents de propos terroristes. Honneur aux femmes.

M.I.A. incarne, pour moi, le vrai visage du monde, tel que perçu par l’occident : une menace, un extérieur, qui n’a ni droit de séjour sur le sol américain, ni possibilité d’occupation des ondes radio. Alors, ça viole les frontières d’une culture pop (ces clins d’oeils aux Clash, Modern Lovers & Pixies), s’infiltre entre les lignes des blogs, hype machine et myspace, pour mieux séduire son monde sur quelque basse ronde comme une paire de nichons bien galbés (Bamboo Banger), et reprendre le pouvoir grâce à -messieurs, vous l’avouerez avec moi- une allure et voix dominatrice. Tout ça me fait très envie, je tente une approche et M.I.A. me prend même la main, mais pour m’envoyer en fait valser très loin, quelque part au milieu de tambours africains (Bird Flu), scores bollywoodiens (Jimmy) et hip hop du pauvre sur un didgeridoo babos des plus insupportables (Mango Pickle Down River), alors je la laisse faire sa snob et repartir tranquillement booty shaker sur des sons rave taillés à la perceuse ($20, Down River) et club dopés aux rythmes de Baltimore (XR2). Le caleçon humide, son mouvement de hanches parvient néanmoins à me faire oublier qu’elle chante politique, m’interrogeant même sur tout autre chose -qui d’elle ou de ce Paper Planes, agrégation de guitares stridentes, cliquetis de revolver et ruissellements de cash machine, est finalement mieux gaulée ? A la voir s’approcher du maquereau Timbaland et répondre à l’appel de son amer Come Around, j’ai le vomi au bord des lèvres -j’allais faire une déclaration d’amour à une pute.

Ayant peine à me consoler sur le Silikon (ft. Sasha Pereyra) des Modeselektor extrait de leur précédent LP – qui me rappelle trop M.I.A. vous comprenez – j’appréhende Happy Birthday! un peu de la même façon, c'est-à-dire comme une prostituée armée d’une cagoule et d’un fusil pour séduire son b-boy proxénète, qui s’imagine tristement terroriste. Et, partant de ce peu d’enthousiasme, je trouve absolument jouissif de constater combien Modeselektor ose rompre avec ce hip hop prétendument dissident, dans le ridicule décomplexé de ses références à Scooter, au point de ne plus se montrer intéressé que par les 90’s, dans ce qu’elles avaient même de plus dégueu à proposer (sirènes pompières, slogans fédérateurs, pilonnage massif des tympans à coups de rythmes trance). Au fond, l’image que me renvoient The First Rebirth ou Hyper Hyper ne vole pas plus haut que celle du hippie foncedé levant son doigt au capitalisme sauvage sur la pochette du second Prodigy, mais voilà, je me surprends à bouger encore dessus en 2000007, la faute à un amour du recyclage d’échantillons old school (The White Flash) qui les voit déflagrer des mélodies cheesy au grand renfort de distorsions et comprimés d’exsta (uniforme Black Block), jusqu’à cogner sur le cerveau plus violemment encore qu’un coup de matraque. La vraie Terreur, elle est là : une pulvérisation radicale et brutale du conduit auditif au détonateur. A vous d’honorer leur engagement : n’achetez pas cet album, téléchargez-le.

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09 juillet 2007

Nouvelle droite décomplexée.

Sans_titre
Je suis un culturiste du style et de la pensée (et j'aime montrer mes muscles).

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04 juin 2007

Le Toucher Rectal Vol. 2

Chiottes
Neurone - Le Toucher Rectal Vol. 2

Daisy Daisy – Michelle Plays Ping-Pong (Vicarious Bliss Remix)
Britney Spears (ft. Madonna) – Me Against The Music (Justice Remix)
Simian Mobile Disco – It’s The Beat
Muse – Knights Of Cydonia (Simian Disco Mobile Remix)
Dragonette – I Get around (Van She Remix)
Teenage Bad Girl – Cocotte (Boys Noize Rework)
Justice – DVNO
Chicken Lips – He Not In (Vandalism Remix)
Yelle – ACDG (TEPR Remix)
SebastiAn – Walkman (Insane Edit)
Solee – Different (Roman Salzger remix)
Justice – D.A.N.C.E. (MSTRKRFT Remix)

Suite et fin des péripéties du maximaliste borderline aux deux mains gauches, qui opère en aussi fin chirurgien que Gaspard Augé est DJ (à sa charge, la transition du He Not In au ACDG faisant plus que jamais mal au cul). Pour la volume 2, Neurone va plus loin, plus profond, plus gros et il tâche - testez un peu Cocotte voir si vous sentez son gros poing !

Maintenant qu’il a compris que réduire les basses avant un bon crossfading généralisé relançait artificiellement le groove, le bougre ne livre plus que du 4/4 surcaféïné, en ligne droite dans le mur, comme le fait depuis longtemps son camarade de jeu SebastiAn, dont Neurone n’aura retenu que le son pourri du live @ la Pig Mag Party, et un intérêt certain pour le caca de Jean-Louis Costes. Le reste des transitions, il le doigte au beatmatching automate de Virtual DJ, aux deux litres de Dr Pepper dans le bide pour éponger la dose de MDMA, et à une souris sponsorisée par l’ESC Grenoble dont le clic gauche ne marche plus.

« Je peux répondre ’Kikoolol’ ? » (Pharrell, Fluokids)
Oui, si tu considères comme moi que Justice est une bonne blague carambar. Sinon, j’ai fini de faire le DJ moi, je te laisse les chiottes. (Tout ceci me fait d’ailleurs penser que j’ai mis une petite serviette hygiénique sur le rebord de l’étagère au dessus du pc, pour éviter que ma tête ne cogne trop fort contre le bois quand je la remue en plein mix.)

Mixtape LE TOUCHER RECTAL VOL. 2 téléchargeable ici.

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28 mai 2007

J'aime bien tes gros seins.

Aliz_e
Je la remixerais bien dans tous les sens, pas vous ?

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